jeudi 6 novembre 2008

BASQUIAT



Jean Michel Basquiat

Jean Michel Basquiat est un jeune prodige des années 80's qui révolutionna le paysage artistique new-yorkais et international par une peinture nouvelle et libre dans ses formes, ses lignes et son approche, reflet de l'environnement qui entoure le jeune artiste.
Basquiat employait la couleur et la ligne avec beaucoup de liberté. Sa ligne est réalisée de façon directe, rapide.
Une grande violence habite ses toiles, du fait de l'utilisation de couleur saturées et de lignes souvent torturées. Basquiat adorait les peintres néo-expressionnistes tels que Pollock, Artzud, Burroughs, Cy Twombly et Dubuffet, qui employaient là peut être la ligne avec la même urgence et violence.
Car le geste de Basquiat est bien souvent matérialisé dans son tracé et dans sa ligne.
Son écriture griffée (hachure, biffure, effacement) était un procédé qui permettait d'émettre un langage perceptible dans l'immédiat de son surgissement.
L'utilisation de ses traits, lignes, chiffres et lettres était le marquage d'un territoire qui lui était propre à lui: l'underground new-yorkais et l'environnement urbain qui en fait parti.
Ses procédés qui étaient un questionnement constant de la quête d'une identité, d'un chaos régnant en son extérieur et de sa quête d'un africanisme en perpétuel ascension dans son travail, évitant le plagiat trop superficiel de l'art primitif.
Il en tirera, grâce à un langage maîtrisé et codé semblable au gribouillage intuitif ou au dessin d'enfant (aspect que l'on retrouvera dans l'art brut), toute une influence, se perpétuant même de nos jours dans le travail de nombreux artistes.
Basquiat semble aux premiers abords utiliser la ligne de façon maladroite, ce qui n'est pas le cas. Ses pièces restent parfaitement équilibrées, tant au niveau des formes et des lignes que des teintes. On se retrouve nez à nez avec un chaos organisé, à des danses macabres, s'illustrant à travers ses squelettes paraphrasant la présence d'un mal omniprésent, de ce sentiment de magnat, essence de son influence, localisée au fin fond de ses entrailles, meurtries par un sur excès de drogues. Se considérant à la fin de sa vie comme un poète, un fou et un peintre.
Il joua un rôle important et implicateur dans un contexte politique, sociologique et philosophique, suivant une lignée bien définie par autrui, entraînant ce chaos magistral.



WILLI S

Aucun commentaire: